jeudi 30 novembre 2006
HAINAN !!!
Il fait froid à Pékin maintenant, et avant d’entrer vraiment dans l’hiver qui sera long, nous avons décidé de nous ressourcer un peu au soleil !! Meidi, François (IEP paris) et moi sommes donc partis pour Hainan.
Hainan est devenu une province
en 1988 et elle bénéficie d’un statut de "zone économique spéciale".
Elle possède quelques spécificités intéressantes. "10 moustiques
constituent un plat" dit le proverbe... Peut-être est-ce dû à la
saison, mais nous n'en avons pas vu un ! Autre chose : "我想唱歌" ne
signifie pas à proprement parler que l'on veut chanter, mais plutôt
qu'on souhaite aller aux toilettes (歌厅).
On mange beaucoup de fruits
de mer à Hainan, et aussi un poulet aux cacahuètes (wencangji) qui ne
casse cependant pas 3 pattes à un canard.
Nos recherches sur Internet ont montré qu’il faut compter
3400 Yuans en moyenne pour le billet d’avion aller retour. Un peu cher, alors,
nous prenons l’option la plus intéressante financièrement : un voyage
organisé. On n’a pas été déçu, pour 2800 Y, tout était compris (avion, hôtels,
bouffe). Nous avons dormi dans des hôtels 5 étoiles toute la semaine (des
piscines immenses et un très grand confort), ce qui fût vraiment appréciable.
Une nuit pour une personne dans ces hôtels coûte environ 1000 Y, je ne sais pas
comment les voyagistes peuvent proposer une telle offre.
Après 3h30 de vol, nous arrivons à Haikou, capitale de la
province. Il fait très très chaud, la climatisation
tourne à fond partout. Nous rejoignons notre hôtel et disposons de l’après-midi
pour visiter la ville. On fait du « tandem pour 3 personnes »
(comment on appelle ça ?) dans un parc, puis filons droit vert la plage où
l’eau est vraiment trop bonne !! On s’est ensuite baladé dans les rues le
soir. Haikou n’est pas le plus bel endroit de l’île. On y fait surtout du
business.
Le lendemain, lever à 7h, et direction un temple bouddhiste
(wenbifeng), puis un mémorial érigé pour célébrer le rôle d’une armée
communiste entièrement féminine qui défia les japonais.
L’après midi, on se rend à BaoBao, la plage qui accueillit en
2002 un sommet pour la coopération asiatique. Apparemment, les habitants ne
s’en sont pas remis car, ils n’ont pas démonté l’estrade et les gradins de la
conférence, où tout le monde se fait prendre en photos pour 10Y. Le soleil tape
très dur, et nous décidons de nous acheter des chapeaux de paysans pour y faire
face !
Le soir, nous dormons à Xinglong, ville renommée pour ses
sources d’eaux chaudes. Notre hôtel possède un bassin naturel d’eau chaude, et
nous nous y sommes prélassé le soir. C’est vraiment brûlant, heureusement,
qu’il y avait une piscine à côté.
Le 3ème jour, On prend la route pour Sanya, en
faisant une étape au jardin tropical de Xinlong qui est assez intéressant. On a
pu goûter différents types de thés et
cafés. Arrivés à Sanya, ce sont des paysages d’une rare beauté que nous
découvrons. La côte reste vierge en de nombreux endroits, si on évite les
plages touristiques. L’après midi, nous avons fait de la plongée (10 mètres
sous l’eau), et avons pu observer de beaux poissons, bien que cette activité
reste onéreuse (Environ 400 Y la demie heure !). On passe un peu de temps
sur la plage touristique de Dadonghai puis prenons le bateau pour Xidao, une
île au large de Sanya. Il y a un très fort courant dans l’eau quand nous
nageons. En revenant vers la rive, je reçois une décharge électrique. Je me
demande si j’ai halluciné en sortant de l’eau, mais bientôt Meidi ressent la
même sensation désagréable. Là, un gros chinois se met à crier en
rigolant : « 水母,水母 ! »,
voilà l’explication, il s’agit de méduses !!! Ça fait mal, mais grâce à la
pommade des « maîtres nageurs » (nous avons préféré ne pas écouter
les recommandations de notre guide qui nous invitait à nous uriner dessus), les
traces disparaîtront le lendemain.
Mardi, nous reprenons le bus pour la montagne Nanshan, où
l’on visite encore beaucoup de temples. Puis c’est un gigantesque Bouddha
(108m) à trois faces qui s’élance sur la mer. C’est un des plus beaux points de
vue de l’île (cf les photos). Nous poursuivons la journée par la visite d’un
village des minorités Miao (je consacrerai un post plus tard à raconter cette
expérience spéciale). Et enfin, direction la baie de Yalong et ses paysages de
cartes postales. On pense, tout en buvant du lait de coco, qu’il va bientôt
falloir rentrer à dans l’hiver pékinois…
Enfin, dernier jour, rien n’est prévu dans le programme, nous allons en taxi à l'île aux singes en compagnie de Chenchen que nous avons rencontré dans le groupe. C’est amusant de voir tous ces singes en liberté, on ne regrette pas d’y être allé. Nous nous dirigeons ensuite vers Haikou où notre avion nous attend et retrouvons Florent vers 2h du matin à la maison.
Conclusion sur le voyage organisé : Je pense que c’est la meilleure solution pour Hainan. Bien sûr, on manque de liberté, mais la vie à Hainan est tellement plus chère qu’ailleurs en Chine… Il faut prévoir un budget vraiment important pour organiser un truc tout seul. Et pour être logé dans des hôtels délabrés en plus ! Nous avions tout loisir de quitter le groupe, et de le retrouver à l’hôtel le soir. Si on veut voir le plus de choses, c’est aussi le plus intéressant, car il y a beaucoup de choses à faire sur l’île. Nous avons aussi pu rencontrer des chinois, et c’était sympa de parler avec eux. Meidi nous aidait à comprendre les commentaires du guide, mais je pense qu’on s’en serait très bien sortis tout seul.
Prochaine destination : normalement samedi prochain (9 décembre), notre prof de Kong Fu nous emmène voir Shaolin, où il a appris le wushu quelques années. Il paraît que ce n’est plus ce que c’était et que les moines travaillent maintenant leurs abdos avec de la Tsing Tao, mais bon… Nous jugerons sur place !
mercredi 29 novembre 2006
Casino Royale
Je ne sais pas ce que vaut le film, cinématographiquement parlant, mais ici il coûte 7 yuans. Pour ce prix vous aurez une jolie boîte, des menus, et un screener de qualité correcte, image nette et son à peu près audible. Et des sous-titres. Enfin... pour le chinois (traditionnel et simplifié), pas de problème a priori, mais l'anglais et l'espagnol... comment dire... ils ne correspondent pas à ce que l'on entend !
Il faudra encore attendre quelques semaines pour avoir une édition digne du dvd officiel, avec toutes les langues, les bons sous-titres et les commentaires du réalisateur, mais cela permet d'avoir le film en VO, et près d'un mois avant sa sortie chinoise (prévue je crois pour la fin janvier).
mardi 28 novembre 2006
vidéo : le métro de Pékin
Voilà qui peut donner une idée du métro, le soir quand il n'y a pas trop de monde. Le nombre de lignes devrait sensiblement augmenter d'ici les Jeux Olympiques, mais en attendant, dans le centre ville il n'y a que deux lignes, très pratiques : une qui coupe la ville d'est en ouest, en passant juste au sud de Tianan'Men, l'autre qui fait du centre historique. Quoique souvent surpeuplé, cette simplicité le rend agréable et pratique, et il présente l'avantage d'être en tout temps d'une extrême propreté, et il n'est pas si vieux que ça. regardez les images :
lundi 27 novembre 2006
亚洲朋友
Comme promis, voilà les photos de la soirée de
samedi (les photos sont prises au Tutu Mongolian)... qui s'est finie à
3 heures au Zub, bar coooool de Wudaokou, à côté du Propaganda
(la
célèbre boîte de nuit) et où, chose rare en Chine, on peut y entendre
de la musique comme Ska-P ! Les cocktails ne sont pas chers (un acheté,
un offert), et la disposition de la salle permet d'entamer facilement
la conversation. Nous avons rencontré des australiens, mais aussi pas
mal de chinois...
Bilan : une bonne soirée, tout en chinois. On se demandera encore
ce qui finit pas faire le plus mal à la tête, de l'alcool ou du
chinois...
dimanche 26 novembre 2006
鸡蛋果, le fruit-œuf
鸡蛋果 (jīdànguǒ) signifie "le fruit-œuf". Jaune ou vert à l'extérieur, sa peau fine s'arrache facilement et laisse voir une chair rugueuse, pleine de fibres. Il suffit de croquer dedans pour se rendre compte à quel point ce fruit est sec : il se transforme presque en poudre dans la bouche. La sensation n'est d'ailleurs pas très agréable, d'autant plus que le goût... est, comme le nom l'indique, à peu près celui de l'œuf. Vous avez l'impression de manger un jaune d'œuf dur... Pas fameux ! D'autant plus qu'il laisse un arrière goût étrange, légèrement amer.
Je ne le sentais pas très bien au début déjà ce fruit là, mais après... On finit plus surpris que dégoûté, mais en tous cas sans aucune envie de recommencer pour ma part !
photo supplémentaire : le même fruit, mais en vert [
]
ps : il existerait un autre fruit du même genre, mais qui aurait le goût de la viande de mouton !
samedi 25 novembre 2006
Tutu Mongolian - 2ème tentative
Après une première expérience mitigée de la cuisine mongole, nous ne pensions pas revenir de sitôt dans ce restaurant. Mais nos amies de ce soir (chinoises, thaïlandaises, japonaises et coréennes que nous vous présenterons demain) en ont décidé autrement. Et nous ne le regrettons pas. Voici donc un aperçu des spécialités culinaires de la Mongolie :
le thé au lait de chèvre (naicha)
les côtelettes d'agneau
la viande de mouton sèche (très bon !)
les beignets de pomme de terre (sucrés, très chauds, à refroidir en les trempant dans l'eau)
les raviolis au goût de fromage
Donc finalement la cuisine mongole est bonne quand on sait quoi commander, on regrettera juste qu'elle soit parfois un peu sèche. A noter l'omniprésence de produits laitiers (que pas mal d'asiatiques ne supportent pas) et la prédominance du mouton et de la chèvre en ce qui concerne les viandes...
vendredi 24 novembre 2006
Progrès téléphonique !
Ce n'est pas grand chose, mais je viens de réussir mon premier coup de fil avec notre proprio qui voulait savoir si le chauffe-eau était réparé (je ne vous avait pas dit qu'on avait plus d'eau chaude depuis plusieurs jours ?). Commander des plats par téléphone au restaurant est une chose, répondre à des questions en est une autre. Et ça fait vraiment plaisir de constater des progrès de cette façon !
jeudi 23 novembre 2006
De retour des tropiques !!
Nous sommes rentrés à Pékin hier soir à 1h du matin. Ce fut un choc de retrouver le climat pékinois (1°C à la sortie de l'avion)!!
Je ferais le récit de ce beau voyage dans un prochain post. En attendant, voici le lien vers l'album photo de Hainan.
mercredi 22 novembre 2006
Et pendant ce temps là, à Hainan...
Programme du jour : visite de l'île aux singes.
Retour sur Pékin prévu dans la nuit, arrivée vers minuit trente.
de l'extrême amabilité des profs
Non je n'ai pas dit qu'ils nous prenaient pour des imbéciles, mais je me pose souvent parfois la question. Au début de l'année la prof de kouyu a passé un quart d'heure à me parler de ma trousse [
], tout ça pour savoir si j'étais déjà allé à South Park ! (mdr) La semaine dernière, elle s'en est pris à mon crayon de mine qui selon elle était trop petit ; elle a donc pris la classe à témoin : regardez, le crayon de 付洛航 (Fu Luohang, c'est mon nom ici) est trop petit, pourquoi n'en as-tu pas d'autre ?
Allez expliquer que vous n'avez plus de mine pour votre porte-mine après... Bref à la pause la prof s'absente... et revient les bras chargés de crayons, dont elle m'offre deux exemplaires. Elle donne également un taille-crayon à mon voisin. Enfin hier, en rendant les notes de l'examen, elle offre un cahier à ceux qui ont eu des bonnes notes. Regardez un peu la photo : c'est pas Kawai (mignon en japonais) comme tout ? (et coréen en plus !)
Ajoutez à cela que les profs n'osent pas empêcher les "vieux" de discuter en cours, ni blâmer les élèves qui arrivent en retard, sortent pour téléphoner ou tout simplement pour faire une pause, et vous ne savez plus si vous êtes retombé en enfance ou si vous avez tous les droits... A la manière d'un petit empereur ?
édit de 16h 11 : ça y est, ça n'a pas manqué, au bout de 20 minutes de cours, à l'occasion des exercices où elle n'avait plus rien à faire, la prof de kouyu s'approche de moi et ramasse mon manteau et le pose sur la table derrière, parce que, paraît-il le bas de celui-ci traînait par terre. Même en primaire c'était pas comme ça ! Voilà c'est pas grand chose, mais c'est énervant à un point... difficile à décrire !



























